Les intolérances alimentaires sont un large groupe de pathologies traduisant une sensibilité plus ou moins forte à un aliment ou un type d’aliment. Elles sont à ne pas confondre avec les allergies alimentaires, qui peuvent entraîner des symptômes graves, voire le décès en cas d’œdème de Quincke, ou encore avec certains syndromes comme la maladie cœliaque.
Les intolérances alimentaires se manifestent le plus souvent par des désordres digestifs à type de diarrhées ou de ballonnements, ou encore une fatigue ou des troubles cutanés. Faisons le point autour de ce sujet.
Zoom sur les nombreuses intolérances alimentaires
Aliments concernés par les intolérances alimentaires
De nombreux aliments peuvent être concernés par les intolérances alimentaires, on citera par exemple :
- le blé et le gluten (à différencier de la maladie cœliaque) ;
- le lait et le lactose ;
- certains fruits ou légumes, comme le maïs, les kiwis, ou les poivrons par exemple.
Comment évaluer l’importance de l’intolérance ?
Le diagnostic d’intolérance alimentaire doit être posé par un médecin à la lumière des différents éléments de l’examen clinique et de l’interrogatoire, ainsi qu’à la suite de certains examens biologiques ou radiologiques si nécessaire. L’élimination d’autres pathologies, d’allergies alimentaires ou de certaines complications peut être nécessaire.
Le médecin évaluera la gravité de l’atteinte et décidera d’une prise en charge, le plus souvent réalisée par l’éviction de l’aliment en cause. Dans tous les cas, tout symptôme ou signe anormal ou alarmant doit pousser à une consultation médicale en urgence.
Intolérances alimentaires : discussion autour des tests
Alors que les tests de contacts ou de réintroduction lors des allergies alimentaires sont validés et utilisés au quotidien en présence médicale, les tests d’intolérance alimentaire sont actuellement discutés :
- Aujourd’hui, la société française d’allergologie déconseille l’utilisation des tests d’intolérance alimentaire immunologiques de type Ig-G anti-aliments en dehors des démarches de recherche.
- Le plus souvent, il s’agit de tests réalisés par une prise de sang recherchant des anticorps (immunoglobulines de type G) dirigés contre certains aliments ou groupes d’aliments.
- Si indiqués, ils doivent être réalisés sur prescription médicale et s’intégrer dans un processus diagnostique plus large. N’hésitez pas à demander conseil à votre médecin dans ce cas.
Dans tous les cas, réaliser ce type de tests en dehors d’une prescription et d’une démarche médicale expose à des retards diagnostiques et est fortement déconseillé.
En effet, la possibilité de tests faussement positifs est possible et peut entraîner des régimes alimentaires contraignant à tort. Ces tests, s’ils sont indiqués, doivent s’accompagner d’autres examens plus larges et d’une démarche diagnostique médicale large.
D’autres alternatives diagnostiques existent, comme le dosage de certaines enzymes ou encore les tests à l’hydrogène pour l’intolérance au lactose, au glucose, ou au fructose.