Limiter la fatigue liée aux allergies

Sommaire

 

La fatigue est l'un des symptômes les plus fréquents en cas d’allergie, et notamment en cas d’allergie aux pollens. Souvent, les personnes allergiques sont épuisées, elles éprouvent des difficultés à dormir et n’ont donc pas un sommeil réparateur.

Voici tous nos conseils pour savoir comment soulager la fatigue liée aux allergies.

1. Évitez les allergènes

De toutes les allergies, ce sont les allergies au pollen et aux acariens qui provoquent le plus un état de fatigue. Pour vous prémunir de la fatigue, évitez de vous exposer au pollen :

  • Privilégiez les activités extérieures tôt le matin et limitez-les en milieu de matinée et en début de soirée.
  • Aérez votre chambre tôt le matin.
  • Utilisez un appareil de filtration spécifique (Biow) qui va modifier les expositions liées à votre environnement.
  • Évitez d’étendre le linge à l'extérieur en période de pollinisation.
  • Utilisez la ventilation en circuit fermé dans votre véhicule.
  • Rincez-vous régulièrement les cheveux le soir, en particulier au printemps et en été.
  • Portez un chapeau et des lunettes de soleil pour vous protéger les cheveux et les yeux.
  • Abstenez-vous de vous frotter les yeux.
  • Prenez des vacances près de la mer, l'accumulation de pollen y est faible.
  • Ne tondez pas la pelouse en période de pollinisation.

Il peut arriver que les rhinites allergiques, qui engendrent une grande fatigue, soient dues à l'allergie aux acariens. Si c'est votre cas, protégez-vous-en.

Notez que les périodes de pollinisation ont lieu de mi-janvier à avril dans le sud, et de fin janvier à mai dans le nord.

Bon à savoir : le RNSA (Réseau National de Surveillance Aérobiologique) met à la disposition du public une application d'alertes polliniques permettant de consulter en temps réel les départements et les pollens dont vous souhaitez connaître les niveaux d'alertes.

 

2. Consultez un spécialiste

Il est indispensable de consulter un médecin ou un allergologue pour déterminer l’origine de votre allergie et vous faire suivre correctement.

Généralement, le thérapeute vous proposera un traitement antihistaminique ou une désensibilisation pour traiter une allergie au pollen ou aux acariens.

3. Pensez à l'homéopathie

Le remède homéopathique le plus indiqué en cas de fatigue ayant une origine allergique est Natrum muriaticum.

Ce remède homéopathique permettra en effet non seulement de traiter les rhinites allergiques, mais également la fatigue qui y est parfois associée. Prenez Natrum muriaticum en 15 CH à raison de 5 granules par jour pendant 3 mois.

4. Utilisez du chlorure de magnésium

La fatigue générée par les allergies peut être combattue à l’aide du chlorure de magnésium. Pour cela, prenez un verre de préparation de chlorure de magnésium deux fois par jour.

5. Préparez vos orties pour lutter contre la fatigue

L’ortie est une plante antiasthénique qui permet de lutter naturellement contre la fatigue. Le fait qu’elle contient de grandes quantités de vitamine C la rend d’autant plus intéressante en cas de fatigue allergique.

Prenez des tisanes quotidiennes, en particulier en prévention dans les trois mois qui précèdent la saison des allergies au pollen.

Remarque : vous pouvez trouver des orties en herboristerie, mais il est tout à fait possible d’en cueillir soi-même. Pensez à vous munir d'un gant en caoutchouc épais pour maintenir l'ortie et d'une paire de ciseaux pour la couper.

6. Optez pour la phytothérapie et l'aromathérapie

Pour lutter durablement contre la fatigue qu’entraînent les allergies, on peut avoir recours à diverses plantes qui vont agir en profondeur afin d’aider à modifier le terrain.

Phytothérapie

Le plantain est une plante aux propriétés antihistaminiques et anti-inflammatoires reconnues. Elle s’emploie sous forme de gélules (une à deux par jour) ou sous forme de poudre totale (trois à six par jour).

Gemmothérapie

En gemmothérapie, on aura recours à trois macérats glycérinés (MG), celui de cassis (Ribes nigrum), celui de noisetier (Corylus avellana) et celui de viorne (Viburnum lantana). Ils s’utilisent à raison de 8 gouttes de chaque, à prendre tous les matins, pures ou diluées dans un peu d’eau de source (il faut en revanche en prendre 100 gouttes si c’est un produit des laboratoires Boiron qu’on utilise).

À noter : vous pouvez remplacer l’un des bourgeons de la formule ci-dessus par celui du charme (Carpinus betulus) et/ou de l’églantier (Rosa canina).

Combinés, ces deux MG vont lutter contre l’inflammation chronique et exercer une action de désensibilisation en profondeur. Sous forme de cure, ils vont en outre soulager les symptômes, voire les supprimer et donc être efficaces contre la fatigue.

Bon à savoir : il est recommandé d’entamer le traitement un mois avant la période à laquelle on risque d’être exposé à l’allergène (dans le cas d’une allergie aux pollens notamment).

Aromathérapie

Les huiles essentielles (HE) de camomille allemande et de camomille bleue sont riches en chamazulène, une substance antihistaminique de premier plan.

Elles sont à utiliser en application cutanée après les avoir diluées dans l’huile végétale (HV) de votre choix, type huile de jojoba (soit, pour un flacon de 30 ml, 20 gouttes de chaque HE complétées par l’HV). N’oubliez pas de bien agiter le flacon avant de l’utiliser.

Appliquez deux fois par jour une dizaine de gouttes du mélange sur le poignet et/ou la plante du pied.

Autre possibilité pour les rhinites allergiques. Dans un flacon de 5 ml, mettez 25 gouttes de chacune des huiles essentielles suivantes :

  • bois de santal (Santalum album), dont les vertus sédatives calment l’irritation des nerfs responsables des éternuements,
  • géranium rosat(Pelar­gonium graveolens), qui lutte contre l’inflammation de la muqueuse nasale,
  • ravensare(Ravensara aroma­tica), pour ses propriétés anti-inflammatoires sur la muqueuse nasale.

Respirez « en conscience » au flacon et dans l’idéal pendant 5 minutes 2 à 3 fois par jour, pendant 7 jours. L’inhalation permet d’améliorer les symptômes nasaux (éternue­ments, écoulements, démangeaisons, obstruction nasale) mais aussi le sommeil et la fatigue.

Bon à savoir : cette fois encore, il est préférable de commencer le traitement un mois avant la période d’exposition à l’allergène et de le poursuivre au cours de la période à risque.

Ces pros peuvent vous aider